Un modèle économique marchand et solidaire

Le budget des Régies de Quartier et de Territoire repose sur un équilibre entre activités marchandes et actions sociales, selon les principes et les valeurs de l’économie solidaire. C’est la condition indispensable de leur pérennité et de leur légitimité auprès des habitants et de ses partenaires.

Une hybridation des ressources

Les Régies développent leurs activités selon un fonctionnement économique solidaire. Leur équilibre global repose en effet sur une hybridation des ressources. Ce sont les ressources marchandes, dont la majeure partie relève de la gestion urbaine de proximité (entretien et maintenance des communs d’immeubles, des espaces extérieurs…) qui assurent l’assise économique des Régie (80% en moyenne de leur chiffre d’affaires). Le secteur non marchand, d’utilité sociale, regroupe quant à lui des activités qui répondent à des besoins non couverts sur le territoire des Régies (laverie associative, jardin solidaire, café associatif…). Mais la mission sociale des Régies, ne reposent pas uniquement sur ces activités. C’est une dimension transversale, indissociable de la structure et de son ancrage sur le territoire.

Une économie de circuit court

Les Régies s’inscrivent pleinement dans la vie de leur territoire et prennent appui sur les richesses existantes pour les développer. En moyenne, sur l’ensemble du Réseau, 80% des opérateurs y sont recrutés, plus de 75% du chiffre d’affaires y est réalisé, et de 60 à 80% de la masse salariale profite directement à l’économie locale.

Des prestations vendues au juste prix

Quel que soit le dispositif dans lequel s’inscrit une activité marchande, la prestation est vendue au prix du marché, un prix juste qui permet à la Régie de réaliser ses prestations dans le respect du droit du travail. C’est le mode opératoire qui diffère et qui est adapté en fonction des difficultés des publics (organisation de l’équipe, déroulement du travail, niveau d’encadrement…). A cet égard, les aides institutionnelles, liées aux financements de contrats aidés, permettent de mener à bien cette démarche d’insertion économique et sociale.

Un statut de droit commun pour tous

Les salariés embauchés en contrats aidés sont en CDI ou en CDD et s’inscrivent dans le cadre de la Convention collective nationale des Régies. Quel que soit leur parcours, le type de contrat qu’ils signent, tous bénéficient des mêmes droits sociaux.

Les Régies cherchent à offrir des emplois permettant aux habitants salariés de sortir de la précarité et, selon leur situation et leurs besoins, de leur proposer un emploi à temps plein ou s’y rapprochant.

Depuis 2003, une grille de classification des emplois a été mise en place dans l’ensemble du Réseau. Pour chaque catégorie de salariés, la liste des emplois a été définie et pour chaque poste il existe un niveau de rémunération minimal.

Les Régies en chiffre

Plus de 8 000 salariés, 800 marchés publics contractualisés dont 50% de marchés adaptés, près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, un autofinancement variant de 50 à 75%.